Des aliments frais et des conseils pratiques pour aider les gens à faible revenu

Linda Leigh
Bien qu’il y ait des produits alimentaires sains sur les rayons des épiceries, le prix de ces articles est souvent trop élevé pour les gens à faible revenu. Le jardin communautaire et la banque alimentaire de l’Armée du Salut situés à Brantford, en Ontario, donnent l’occasion aux personnes et familles dans le besoin de se procurer des aliments nutritifs. Elles peuvent aussi y apprendre à cuisiner, à stocker des denrées, et y recevoir des conseils et des recettes pour les aider à manger sainement tout en respectant un budget.
« Quand on est prêt à éduquer les gens, et pas seulement à leur remettre de la nourriture, ils ont très hâte d’apprendre », explique Nicole Bouw, intervenante des services communautaires et d’aide à la famille.
« Je suis très reconnaissant de pouvoir obtenir des légumes frais pour ma famille, déclare Jacob. Cela nous aide à traverser cette période difficile. En raison du coût habituel de ces produits dans une épicerie, nous ne pourrions probablement pas nous permettre d’en acheter. J’aime que votre banque alimentaire fasse pousser des légumes et enseigne à la clientèle comment en bénéficier. »
La banque alimentaire de l’Armée du Salut à Brantford aide jusqu’à 250 personnes par mois. Au jardin communautaire, situé sur place, on trouve des tomates, différentes sortes de laitues, du chou frisé, du pak-choï, des carottes, des haricots verts et jaunes, des radis, des oignons et des courgettes.
« Je peux maintenant préparer une salade, lance Alexander. Je ne me souviens pas de la dernière fois où j’ai mangé une salade fraîche. Merci, et que Dieu vous bénisse. »
Le jardin communautaire de l’Armée du Salut à Brantford est l’un des dix jardins de la ville soutenus par Equal Grounds, une organisation communautaire qui fournit des semences, des plantes et tout ce qui est nécessaire pour aménager un jardin. Nicole Bouw est non seulement reconnaissante du soutien indispensable de la Ville, mais aussi de Faith, une bénévole qui consacre de 15 à 20 heures par mois à l’arrosage et à la cueillette des produits mûrs, ainsi qu’au désherbage.
« En raison de la pandémie de COVID-19 et des restrictions imposées aux bénévoles, il a été difficile d’obtenir de l’aide, explique Nicole Bouw. Néanmoins, fournir aux personnes et aux familles en difficulté des aliments frais et nutritifs, cultivés localement, s’avère très gratifiant. Lorsque nous voyons et entendons la clientèle réagir lorsqu’elle reçoit des aliments frais, cela donne un sens à tout ce que nous faisons. »
« Merci, dit Sylvia. C’est fantastique! C’est tellement incroyable. »