
Retour du programme de l’Armée du Salut d’aide aux personnes vulnérables
Depuis les dernières années, comme bien d’autres villes canadiennes, St. Catherines (Ontario) fait face à une hausse de l’itinérance.
Tandis que les campements de sans-abri prolifèrent, l’Armée du Salut renforce son engagement à servir les personnes en situation d’itinérance.
« Depuis la pandémie de COVID-19, on voit de plus en plus de gens qui vivent dans la rue, ce qui oblige l’Armée du Salut à accorder une attention particulière à ce phénomène et à déterminer les besoins », explique Rose Amer, directrice des services communautaires et d’aide à la famille.
Offrir des repas et de l’espoir
Pour répondre à cette crise, l’Armée du Salut ramène le programme d’aide aux personnes vulnérables, dans le cadre duquel des bénévoles servent des repas chauds, distribuent des trousses d’hygiène, et prêtent une oreille attentive à ceux qui ont nulle part où aller. En raison de restrictions budgétaires, le programme avait dû être interrompu pendant la pandémie, mais il est de retour trois nuits par semaine.
« Pendant la vague de froid, au début de l’année, nous avons offert des repas chauds et nutritifs ainsi que des boissons chaudes à de nombreuses personnes sans abri. Nous avons une petite équipe, mais faisons notre possible », poursuit Rose.
Le programme est entièrement géré par six dévoués bénévoles par nuit. Trois d’entre eux préparent les repas, et les trois autres les distribuent. Dans les deux premières semaines du programme, ils ont servi quelque 135 repas et distribué 200 trousses d’hygiène dans différents secteurs de St. Catherines.
Plus que de la nourriture
En plus de servir des repas, notre équipe offre des vêtements d’hiver et établit des contacts enrichissants.
« Nous ne faisons pas que distribuer de la nourriture. Si quelqu’un sent le besoin de parler, nos bénévoles sont toujours disponibles pour les écouter », souligne Rose.
Fitzgerald Christie est l’un des bénévoles qui servent des repas à bord du camion de cuisine de rue, une expérience qui lui a ouvert les yeux et lui a donné l’occasion de faire partie d’une famille.
« Ce travail à bord du camion de cuisine de rue me fait du bien, déclare Fitzgerald, qui emmène sa mère avec lui. Elle adore ça, malgré sa barrière linguistique. »
Normalement, le travail commence à 17 h. Fitzgerald et les membres de son équipe commencent par charger le camion, puis se rendent dans différents endroits où ils invitent des personnes vulnérables à prendre un repas.
« Les gens que nous servons sont gentils! Ils nous saluent, et nous répondons à leurs questions. Ils nous racontent leur situation malencontreuse », dit Fitzgerald.
En se basant sur ses premiers quarts de travail, Fitzgerald estime que cette expérience serait très enrichissante pour quiconque envisage de faire du bénévolat.
« C’est une merveilleuse expérience. Ce n’est ni déroutant ni difficile. Nous servons des repas et discutons avec les gens », conclut-il.
Comment vous pouvez aider
Pour Rose, il ne s’agit que du commencement. Elle souhaite faire des sorties tous les soirs, mais cela exigera le soutien de la collectivité.
« Nous avons besoin de denrées alimentaires et de partenaires communautaires qui passeront le mot et s’impliqueront dans le programme, soit en devenant commanditaires pendant une journée ou en recrutant des bénévoles », confie Rose.
par Juan Romero