Le beau côté de la COVID-19

by larisa
Categories: Histoires d'espoir
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    Il ne fait aucun doute que la COVID-19 a eu des effets dévastateurs sur notre vie, nos collectivités, notre pays et notre monde. Des gens ont souffert et sont morts, des économies ont été détruites, des entreprises ont fait faillite et des travailleurs ont perdu leur emploi.

    Au milieu de ce chaos, Dieu nous a fourni des occasions de revoir nos priorités, notre façon de travailler et peut-être même notre regard sur la vie.

    Pendant la pandémie, j’ai constaté, en tant que secrétaire de la mission intégrée pour la division du Québec, un changement et une évolution de la compréhension et de l’appréciation de la mission intégrée chez un grand nombre de personnes. Ce discernement s’est fait tout naturellement en tentant de répondre aux besoins des autres en ce temps de crise. J’ai vu des membres des postes tendre la main à leurs voisins de façons novatrices et des organismes communautaires collaborer et former de nouveaux partenariats comme jamais auparavant. Les gens ont véritablement fait preuve de compassion, et les salutistes ont mis la main à la pâte en aidant les ministères des services sociaux à répondre aux besoins accrus en raison de la pandémie de COVID-19.

    J’ai demandé à certaines personnes de la division du Québec de me faire part des belles choses qui sont nées de cette crise. Voici ce qu’elles avaient à dire :

     

    La capitaine Aida L. Munoz, officière de poste – Lumière d’espoir – raconte :

    Aide alimentaire d’urgence prête à être distribuée à Montréal

     « Au poste Lumière d’espoir, l’Esprit saint est à l’œuvre. Bien que notre poste soit fermé en raison de la pandémie, une quinzaine de membres viennent chaque semaine aider des familles de notre collectivité. Nous nous réunissons une heure avant la distribution des paniers de nourriture afin de prier et de les préparer. Le responsable des œuvres de jeunesse rédige régulièrement des prospectus sur notre poste et nos services. Malgré le fait que nous ne célébrons pas officiellement le culte, trois nouvelles familles se sont jointes à nous et participent à nos séances quotidiennes de dévotion, de louange et de prière par l’entremise de Whatsapp et de Facebook. Je constate et comprends qu’il s’agit sans contredit de l’œuvre de l’Esprit saint. D’un côté, nous sommes tournés vers Dieu, de l’autre vers notre prochain.

     

    La capitaine Colleen Gleadall, officière de poste – Citadelle de Montréal – écrit :

    Des membres de la Citadelle de Montréal aident à préparer des paniers de nourriture pour le service d’aide à la famille

    « À la banque alimentaire, nous sommes fiers de pouvoir compter, de manière régulière et en marge de la pandémie de COVID-19, sur le soutien de plusieurs membres de la congrégation. Nous sommes heureux qu’ils nous soient restés fidèles pendant la crise sanitaire. Cette armée de bénévoles décharge les camions, trie la nourriture, désinfecte les lieux et prépare les paniers de denrées. Ils se sentent utiles et appréciés, un sentiment qui a été renforcé en ces temps difficiles.

    Normalement, Louise anime l’atelier couture et bavardage, tous les mardis. Depuis le début de la COVID-19, les membres du groupe ne peuvent plus se réunir. Louise prend donc le temps, chaque mardi, de téléphoner aux participants (dont environ la moitié ne sont pas membres de la congrégation, mais de la collectivité) pour prendre de leurs nouvelles, les écouter et prier avec eux, si l’occasion le permet.

    Également, de nombreux membres de l’Église, qui désiraient garder l’anonymat, ont donné de l’argent et demandé à ce qu’il soit remis à des résidents du quartier qui avaient perdu leur emploi ou souffraient d’insécurité alimentaire. »

     

    Voici le témoignage de Camila Cormier, membre du poste :

    Camila Cormier livre des repas au Centre Booth de Montréal

    « Lorsque les cent premiers cas d’infection au coronavirus ont été déclarés dans ma ville, j’ai su que ma vie allait être chamboulée. Les choses ont évolué beaucoup plus rapidement que ce que mes pairs à l’Université Concordia et mes collègues de travail à l’hôtel n’auraient pu imaginer. D’abord, j’ai perdu mon emploi, puis j’ai dû terminer ma session à distance. J’ai accepté ces deux changements sans me laisser démonter – je savais que tout le monde était touché de la même façon, et me suis adaptée du mieux que j’ai pu. Toutefois, je ne pouvais m’empêcher de penser que cette pandémie touchait chaque habitant différemment. Pendant que je souffrais d’isolement, mon voisin était peut-être terrifié à l’idée de devoir s’endetter pour payer ses factures, à la suite de la perte de son emploi. Alors que j’apprivoisais la solitude, une femme du voisinage était peut-être victime de violence familiale. Tandis que je finissais ma session avec d’excellentes notes, un collègue de classe avait peut-être obtenu de mauvais résultats, en raison de la difficulté à payer son appartement au centre-ville. Tous ces scénarios se bousculaient dans ma tête et ma haine du virus ne cessait de grandir.

    Après avoir terminé ma session, j’ai appris que le Centre Booth cherchait des travailleurs en disponibilité, et décidé de proposer mes services. Pendant quatre semaines, j’ai distribué des repas aux résidents qui ne pouvaient plus se rendre à la cafétéria. En travaillant au Centre Booth, j’ai découvert, malgré le calme apparent qui régnait chez moi et dans la ville, qu’à l’intérieur des murs, le travail ne manquait pas. Servir les clients, assister aux réunions de la santé publique, voir le travail acharné des membres de la direction et collaborer avec de généreux bénévoles m’ont permis d’avoir un portrait plus juste et plus contrasté des effets de la pandémie sur les gens qui m’entouraient.

    Tout événement qui bouscule le quotidien est une source de souffrance, mais aussi d’adaptation, d’occasions de s’améliorer, de collaboration et d’apprentissage. Le plan de Dieu était à l’œuvre au Centre Booth. Après y avoir travaillé, je sais maintenant que Dieu veut que je suive le plan qu’il a tracé pour moi, sans devoir ruminer les effets négatifs de la pandémie. »

     

    La capitaine Vilma Ramos, officière de poste, m’a fait part de ce qui suit :

    « En raison de la pandémie de COVID-19, nous avons tissé de nouveaux liens et de nouveaux partenariats avec divers acteurs de la collectivité, dont la communauté œcuménique, et renoué avec le Rotary Club. De plus, grâce à La Tablée des chefs, nous avons servi de la soupe à 1350 personnes.

    Afin de répondre aux besoins des gens, nous avons prolongé nos heures d’ouverture. Cela nous a permis d’entrer en contact avec de nouvelles personnes. »

     

    Andréa Lauzon Amyot, directrice des relations publiques pour la ville de Québec, m’a envoyé ceci :

    Maxi Fleur de Lys, une épicerie de Québec, remet un chèque à l’Armée du Salut après avoir organisé une campagne de financement pour la banque alimentaire

    « Depuis le début de la pandémie, le nombre de paniers de nourriture distribués par la banque alimentaire de l’Armée du Salut de la ville de Québec a doublé, passant de 140 à 300 par semaine. Afin de répondre à la demande, nous avons acheté de la nourriture chez l’un de nos précieux collaborateurs. En effet, l’équipe du Maxi Fleur de Lys a travaillé très fort pour nous permettre d’acheter le plus de nourriture possible au plus bas prix possible, en plus d’organiser une collecte de fonds, le 10 mai.

     

    L’Armée du Salut de la ville de Québec a de nouveaux bénévoles grâce à un partenariat avec le programme de bénévolat de Katmivik Québec

    Un autre effet positif de la pandémie de COVID-19 est l’augmentation du nombre de bénévoles. D’ailleurs, nous avons pu compter sur le dévouement de chacun de ces nouveaux et loyaux bénévoles dans le cadre de cette crise.

    Grâce à notre nouveau partenariat avec Katimavik Québec, quatre nouveaux bénévoles travailleront quatre jours par semaine au service d’aide à la famille. »

    Oui, la pandémie a été dévastatrice et continuera de l’être pendant un certain temps, mais nous pouvons tirer plusieurs leçons de cette expérience, entre autres sur le vivre ensemble et la possibilité de transformer une épreuve pénible en nouvelles perspectives. Toutes ces leçons nous démontrent que nous sommes réellement une armée dotée d’une mission.

    Je prie pour que notre cœur et notre âme n’oublient jamais ces leçons et pour que les postes, les collectivités et les services sociaux ne cessent d’être solidaires et reconnaissants.

    L’Armée du Salut a pour mandat d’exercer une influence transformatrice sur la société. NE retournons PAS en arrière. Continuons à chercher de nouvelles façons de travailler ensemble, afin d’accomplir la mission que Dieu nous a confiée.

    Barbara Carey